Le concours de robots sous-marins autonomes SAUC-E '12 est en marche !

Lancé en 2006 par la DGA (Direction Générale de l’Armement) et prolongé par l’OTAN, le concours SAUC-E de robots sous-marins autonomes permet aux universités Européennes de se confronter aux problématiques de la mer et de la robotique. L’événement encourage l’imagination et l’esprit scientifique des étudiants qui travaillent main dans la main avec les laboratoires de recherche.

Pour la troisième année consécutive, le concours SAUC-E aura lieu à La Spezia, en Italie, au centre de recherche sous-marine de l’OTAN, le NURC. Il se déroulera du 6 au 13 juillet.

Le formulaire d’inscription est disponible ici !

Pour rappel, l’équipe de Shy Robotics a participé à ce concours en 2010. Voici la vidéo qui résume le projet :

Nous avons également publié un article d’explication complet pour le magazine Planète Robots, disponible ici.

Jetman, il lui poussent des ailes !

Décidément ces derniers jours, on trouve de superbes conférences et reportages ! Aujourd’hui, c’est un reportage en anglais qui parle de Jetman que je partage avec vous. Cet homme use d’une invention très intéressante et stable qui lui permet de voler dans des environnements remarquables.

Jetez donc un oeil à cette vidéo :

Voici le reportage associé :

Des robots construisent des tours

Il y a moins d’une semaine, nous parlions d’une exposition pendant laquelle quelques démonstrations de robots devaient avoir lieu. Excellente nouvelle ! Nous avons récupéré quelques images !

Une équipe de quadricoptères qui a été capable d’assembler une tour de 6 mètres de haut avec des briques, et en toute autonomie. Ce travail est le résultat d’une collaboration entre le laboratoire de robotique de ETH Zurich et des architectes.

Dans un premier temps, les robots récupèrent les briques disposées sur le sol, puis ils vont les poser aux coordonnées prévues sur la modélisation informatique.

Il y a cependant un peu de triche sur l’autonomie de ces machines volantes… En effet, ces quadricoptères reçoivent des informations de la part d’un système d’analyse vidéo. Celui-ci indique au quadricoptère ce qu’il doit faire pour atteindre sa cible…

Chaque quadri gère son autonomie en toute liberté et n’hésite pas à se poser sur sa base pour se recharger si besoin.

Source : IEEE Spectrum

La compétition de robotique autonome australienne organisée par National Instruments ?

Les étudiants de 10 universités australiennes ont récemment participé au concours de robotique autonome de National Instruments. L’équipe qui a remporté la compétition 2011 est SUAVE de l’université de Swinburne, suivis par RMIT CRITTER de l’institut de technologie de Royal Melbourne.

L’objectif de la compétition était de confronter les étudiants aux problématiques de la navigation autonome au sein d’un environnement, et la réalisation de tâches diverses (évitement d’obstacles, ramassage d’objets, etc.).

Le robot de SUAVE a accompli sa mission en 3 minutes seulement !

L’intérêt de ce type de concours est que chaque équipe a sa propre approche dans le développement. De plus, National Instrument fourni ses propres composants pour voir ce que les équipes d’étudiants arrivent à leur faire faire. Cela inclus NI LabVIEW et un système embarqué d’acquisition et de contrôle NI CompactRIO.

Source : Pace Today

Samsung Galaxy S II, la puissance d'un téléphone permet de résoudre un Rubik's Cube ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais la puissance que l’on met dans nos téléphones portables aujourd’hui correspond à la puissance des ordinateurs d’il y a 5 ans. Il y a 5 ans, les ordinateurs étaient déjà dotés d’une puissance reconnue et non négligeable. C’est pourquoi l’idée d’utiliser des téléphones dans le cadre de calculs complexes est loin d’être ridicule !

Et pour cause, CubeStormer est un projet dont le but est de faire résoudre le plus rapidement possible un rubik’s cube à un robot dont l’intelligence est placée dans un téléphone.
Le robot est assemblé grâce à un kit de Lego Mindstorms NXT et un Samsung Galaxy S II. Au coeur de ce téléphone, un processeur ARM bien sûr !

Cette vidéo est impressionnante !

Source :
Engadget

M. Evolta de Panasonic, les robots nous battent au triathlon ?!

Coup de publicité pour Panasonic avec sa mascotte, Mr. Evolta !

Ce petit personnage n’est pas véritablement un robot comme on l’entend sur Shy Robotics, mais l’idée d’un petit personnage électrique hyper sportif est loin d’être mauvaise. M. Evolta tente chaque année un nouveau challenge, à chaque fois plus ambitieux comme la vidéo japonaise ci-dessous nous le montre.

Cette année, l’objectif est qu’il puisse réussir un « Iron-man », cette épreuve de triathlon qui fait partie des plus difficiles au monde ! 3,86km de nage, 180,2km de vélo, et 42,195km de marathon, le tout à la suite… Soit 8 heures de sport intensif pour les plus rapides.

M. Evolta, décliné dans trois versions chacune adaptée à une épreuve, a pour mission d’exécuter ce Iron-man avec seulement 2 piles panasonic rechargeables 1800 fois sans perte de capacité. Ce petit bonhomme de 17cm a réussi le parcours en 168 heures !

Voici une illustration qui montre mieux les trois version de M. Evolta :

Source :
Panasonic

AUVSI RoboSub 14, la compétition originale de robots sous-marins autonomes

La fondation AUVSI est une association à but non lucratif qui a été créée pour supporter les projets éducatifs de l’industrie robotique depuis 1991 aux Etats Unis. Elle est l’initiatrice du concours RoboSub qui se déroule maintenant chaque année, et qui attire les étudiants passionnés par les métiers de l’ingénieur et de la recherche.

Le concours RoboSub qui a inspiré le concours SAUC-E en europe, est né il y a 14 ans, et a rassemblé pas moins de 30 équipes en juillet dernier à Sans Diego autour de robots sous-marins autonomes aux architectures plus originales les unes que les autres.

L’objectif ? Réaliser le robot sous-marin autonome le plus performant.

La grosse difficulté est qu’il faut être relativement exigeant dans de nombreux domaines. La structure mécanique doit évacuer facilement la chaleur, elle doit sécuriser les circuits électroniques de l’électrolyse et elle doit être étanche et équilibrée. L’électronique doit produire le moins de chaleur possible tout en étant performant avec des capteurs adaptés à l’environnement marin.
Chaque robot doit être capable de comprendre son environnement dans les trois dimensions et se déplacer pour mener à bien les missions qui lui sont confiées.

Bref ! Un concours d’une richesse que l’on aura du mal à trouver ailleurs.

Voir les règles du concours 2011

Sources :
AUVSI Foundation

Ruby, le robot qui résoud vos Rubik's Cubes en 10,69 secondes !

Nous parlons de plus en plus d’intelligence artificielle en robotique, des algorithmes SLAM qui permettraient à un robot humanoïde de se déplacer dans une maison, un hôpital ou un immeuble ; mais nous oublions parfois qu’une intelligence artificielle peut se concentrer sur la résolution d’un problème précis.
C’est sur ce principe que le robot Ruby a été réalisé.

Son rôle ? Résoudre un Rubik’s Cube le plus rapidement possible !
C’est un groupe d’étudiants de l’université de Swinburne qui a eu l’idée de créer le résolveur de Rubik’s Cubes le plus rapide au monde. Alors que le record de résolution d’octobre 2010 détenu par un robot s’élevait à 18,2 secondes, l’équipe de Swinburne a réussi à atteindre une résolution en 10,69 secondes en mai dernier (temps d’analyse inclus).

Pour arriver à ce résultat, le robot scanne le cube à l’aide d’une webcam, puis le robot calcule une solution.

Cependant, la machine n’a pas encore dépassé l’humain puisque le record détenu par Feliks Zemdegs, un jeune australien de 16 ans, s’élève à 6,24 secondes.

Sources :
PhysOrg

Robafis, le mix d'un concours de robotique et de management

L’Association Française de l’Ingénierie Système remet le couvert avec son concours RobAFIS.
Ce concours a pour objet la définition, le développement, la réalisation et la mise en œuvre opérationnelle d’un robot satisfaisant aux exigences du cahier des charges, en appliquant une démarche d’Ingénierie Système et de Management de projet et l’usage des méthodologies et outils associés.

Ce robot est réalisé à partir d’un Kit LEGO® Mindstorms NXT. Il devra effectuer une mission d’exploration dans une zone d’intervention délimitée, afin de localiser et de récupérer un objet.

Le concours RobAFIS est assez exceptionnel puisqu’il donne autant d’importance à la documentation produite, à l’organisation du travail d’équipe, et à la réalisation elle-même. Il sensibilise les étudiants sur le fait qu’un projet qui n’est pas documenté est un projet mort dans son oeuf.
Une aubaine pour les étudiants qui veulent apprendre les métiers liés à l’ingénierie système tels que ceux de la robotique !

L’ingénieur système est présent pour apporter une meilleure maitrise de la complexité des produits, une amélioration de l’adéquation aux besoins et de la qualité des solutions, une meilleure anticipation des problèmes et des risques concernant tant le projet que le système et son environnement tout au long de son cycle de vie, une amélioration de la tenue des délais, une meilleure maîtrise des coûts, et bien d’autres points importants au sein d’un projet.

Cette compétition s’adresse aux étudiants et aux membres de club ou association des Universités et Grandes Ecoles francophones de niveau bac+3 à bac+6 dans une discipline d’ingénierie. La période des inscriptions au concours aura lieu du 15 au 30 septembre 2011, et la compétition se déroulera à Nancy à partir du 7 décembre 2011.

Tous les renseignements du concours sont disponibles sur le site Internet de AFIS (cliquez ici pour y accéder).

Voici une vidéo des vainqueurs du concours 2009 :

Shoshoï, vainqueur du concours RobAFIS 2009 par SchtroumpfBreton

Une vidéo du concours de l’année dernière est disponible ici.

Voici les définitions de plusieurs métiers qui tournent autour de l’ingénierie système. Nous avons trouvé ce découpage assez représentatif :

Sources :
isae
GAP
Sogeti

SAUC-E '11, les résultats du concours !

Les concours SAUC-E que nous vous décrivions il y a maintenant quelques semaines, s’est terminé le weekend dernier avec de belles surprises.

Cette année, les robots devaient accomplir une série de six missions avec le choix de les enchaîner de manière autonome ou non. Le parcours suivait le modèle suivant :

6 missions devaient être réalisées par les AUV pour remporter tous les points :
1) S’immerger dans l’eau au point de départ – lorsque le robot remonte, la mission se termine quelque soit l’étape à laquelle il se trouve – puis passer la porte de validation illustrée sur la carte du parcours, et signalée par deux boules flottantes oranges.
2) Suivre un tuyau, « pipeline », cylindrique et en ligne brisée.
3) Trouver une boule orange maintenue à mi-hauteur de l’eau par un fil de nylon, et tourner autour en maintenant une bonne distance tout en évitant les obstacles potentiels.
4) Longer un mur sans le toucher.
5) Suivre un bateau de type ASV.
6) Faire surface et fournir les informations de parcours que le robot avait pu enregistrer.

Les équipes arrivées en tête de la compétition sont l’université de Lubeck, l’université de Gérone, DFKI de Brême et l’ENSTA Bretagne. Le robot de Lubeck qui se faisait discret jusqu’à l’année dernière dans les classements, a réussi à impressionner tout le monde cette année. L’objectif de créer un robot reprogrammable sans matériel additionnel sur le terrain est désormais atteint, au-delà de toute attente.