Comment rêvez-vous le futur ?
Imaginez un chirurgien qui sauve un enfant dont le cœur n’aurait jamais dû battre. Des exosquelettes qui rendent la marche à ceux que le handicap en avait privés. Des drones qui portent un vaccin vital jusqu’au village le plus isolé de la planète.
Imaginez la fin des morts sur nos routes. Des habitats qui fabriquent leur propre air et leur propre nourriture pour préparer la conquête de Mars. Des trains capables de rivaliser avec l’avion pour bâtir un monde plus durable.
Et puisqu’on parle d’énergie : imaginez une révolution capable de décarboner des villes entières grâce à la seule force des marées.
Cet article est rédigé en mon nom propre et ne représente pas la position officielle de l’entreprise pour laquelle je travaille. Il a été rédigé sur la base de présentations et de publications publiques.

J’ai le regret de vous le dire : vous rêvez du passé.
Le cœur ? Recréé dès 2014, battement après battement, par le Living Heart Project. La marche ? Depuis 2021, près de cent personnes ont franchi plus d’un million de pas grâce à SPARK, l’exosquelette de Biomotum. Le vaccin ? En 2018, un drone de Swoop Aero le déposait entre les mains d’une infirmière, au Vanuatu, pour le tout premier enfant vacciné de cette façon au monde.
La route ? Depuis 2005, BMW fracasse ses voitures mille fois — sans tordre une seule tôle — dans le simulateur Abaqus. L’habitat martien ? En 2021, Interstellar Lab scellait BioPod, une bulle qui produit son air et sa nourriture. Le train ? Depuis 2019, Alstom façonne les rames de Trenitalia dans un monde virtuel avant de river le premier boulon dans le réel. Et la marée ? Le 9 février 2024, à l’aube, le Dragon 12 de Minesto injectait dans le réseau des îles Féroé l’énergie du flux et du reflux.
Tout cela est réel. Livré. Et déjà si banal que vous avez oublié de vous en émerveiller.
Et tous partagent le même secret…
Rien de tout cela n’a été obtenu à force d’essais ratés dans le monde réel, là où l’erreur se paie en vies, en fortunes et en années perdues. Tout cela a d’abord vécu à l’intérieur d’un jumeau virtuel : une réplique numérique si fidèle au réel que le cœur y a été opéré mille fois, la voiture fracassée mille fois encore, le train assemblé, l’habitat scellé et éprouvé, la marée domptée — jusqu’à ce qu’il ne reste que la réussite. Et c’est seulement alors que tout cela a été bâti pour de vrai.
Tous ces jumeaux virtuels portent une même signature. Une entreprise les rend possibles depuis plus de quarante ans. Elle s’appelle Dassault Systèmes. Douze industries, plus de trois cent soixante-dix mille clients, cent quarante pays. Dassault Systèmes vous donne non seulement les outils pour faire naître un produit, mais aussi les moyens d’en gouverner toute la vie — et, avant qu’une seule brique ne soit posée, d’élever son usine dans le monde virtuel et d’en regarder tourner la chaîne entière. Avec ces solutions, vous êtes capable de placer les mains d’un technicien sur un avion, de répéter les gestes exacts d’une réparation et de prouver que le mécanicien saura faire son travail avant qu’un seul boulon ne soit tourné. Du premier croquis d’une chose jusqu’à sa dernière heure utile, Dassault Systèmes est devenue, sans bruit, l’un des rares socles capables de porter un produit sur tout son cycle de vie. Et l’une des fondations sur lesquelles reposent les industries les plus exigeantes de la planète : l’aéronautique, l’automobile, les sciences de la vie.
Voici donc la seule question qui compte : si cela n’était que le passé, à quoi ressemble l’avenir ?
Le coût de l’essai
Chaque grand bond technologique cache la même arithmétique implacable : pour trouver l’unique réponse qui marche, il faut écarter les dizaines qui échouent. Impossible d’éviter de se tromper sur le chemin de la réussite. Le seul vrai choix, c’est l’endroit où l’on a le droit de se tromper.
Trompez-vous dans la réalité, et la facture se paie en vies : neuf nouveaux médicaments sur dix échouent lors des essais sur l’homme, et le coût le plus cruel n’est ni les années ni les milliards, mais le patient qui meurt en attendant — échec après échec — le remède que l’on est encore en train de rater dans un laboratoire.
Mais la réalité présente une seconde facture, qui se paie en planète. Et là, le vrai gaspillage n’est pas le prototype que l’on sacrifie : c’est tout ce qu’on lance ensuite en série sans l’avoir optimisé. Car 80 % de l’empreinte d’un produit se décide dès l’esquisse — dans le choix d’un matériau, le dessin d’une pièce, le tracé d’une chaîne d’approvisionnement. Une aile mal profilée, ce sont des tonnes de carburant brûlées à chaque vol, sur toute la vie d’une flotte. Une pièce trop lourde, c’est de la matière extraite des millions de fois. Nous consommons déjà la Terre comme si nous en avions 1,7 ; chaque tonne de matière, chaque gramme superflu, chaque kilomètre logistique mal pensé est prélevé sur un monde déjà à découvert.
C’est là que tout se joue. Dans le jumeau virtuel, on n’évite pas seulement l’erreur : on allège avant de produire, on affine le moteur avant de le construire, on optimise la chaîne avant de l’approvisionner. On ne corrige pas le gaspillage — on l’empêche d’exister.
le coût le plus cruel n’est ni les années ni les milliards, mais le patient qui meurt en attendant
Déplacez tout cela dans le monde virtuel, et l’arithmétique s’inverse. La fusée peut exploser gratuitement. Le pont peut s’effondrer cent fois sans tuer personne. Le remède peut échouer un million de fois en une nuit sans qu’aucun corps réel ne soit blessé. Dassault Systèmes a bâti le seul endroit où l’humanité a le droit de se tromper sans le payer en vies et en planètes — pour que la réalité n’ait jamais à porter que ce qui fonctionne déjà.
Voilà comment ils ont toujours su arriver en avance. Et cela est sur le point de compter plus que jamais.
L’ère des Industry World Models
C’est précisément pourquoi le prochain chapitre appartient à l’intelligence artificielle, et pourquoi Dassault Systèmes est mieux placé que quiconque pour l’écrire. Car l’IA change l’échelle même de ce que peut vouloir dire prouver l’avenir. Mais pas seule. Sa puissance ne vient pas d’elle-même : elle vient d’un édifice que personne d’autre ne peut construire. Cet édifice a un nom : la 3DEXPERIENCE. Et il se visite depuis ses fondations.
Sous terre, d’abord, ce qu’on ne voit jamais et qui rend tout possible : une infrastructure souveraine. Les AI factories d’OUTSCALE, bâties avec NVIDIA, où le savoir de chaque client demeure le sien — protégé, exclusif, jamais mélangé à celui d’un autre. La souveraineté n’est pas une ligne en bas de contrat ; c’est la condition pour qu’une entreprise ose confier sa mémoire.
Sur ces fondations s’élève le bâtiment lui-même. La 3DEXPERIENCE n’est pas un étage parmi d’autres : elle est l’ossature, les murs et les couloirs. C’est elle qui irrigue chaque niveau — les outils que l’IA peut actionner, les savoir-faire qu’elle peut mobiliser, le contexte qu’elle fournit aux modèles pour travailler, les connecteurs qui la relient au reste du monde. Quel que soit l’étage où l’on se trouve, on est dans la plateforme.
Au premier niveau repose le trésor : des décennies de réalité capitalisée. Des décennies pendant lesquelles Dassault Systèmes a confronté ses modèles aux avions qui volent, aux usines qui produisent, aux systèmes les plus complexes que l’industrie ait conçus — et a codifié ce que les industriels savent sans toujours savoir le dire : leurs règles, leurs standards, leur savoir-faire. Cette connaissance n’est pas une base de données ; c’est une mémoire industrielle.
Et c’est de cette mémoire que naît le niveau suivant : le jumeau virtuel. Le savoir capitalisé devient un monde exécutable — un environnement où chaque idée est confrontée non pas à des statistiques, mais aux lois inviolables de la physique. C’est le banc d’épreuve de l’édifice. L’imagination propose ; la simulation rend son verdict. Ce qui est probable ne suffit plus ; seul survit ce qui fonctionne.
Et de ces jumeaux qui tournent sans fin s’élèvent les Industry World Models. Chaque avion simulé, chaque usine modélisée, chaque organe reconstitué les nourrit ; complétés par des milliers de modèles — généralistes ou spécialisés — et par les modèles ouverts de NVIDIA, ils distillent la dynamique du monde physique : la matière, les comportements, les conséquences. Ce ne sont pas des modèles qui ont seulement lu le monde ; ils l’ont éprouvé. Validés par la science, ils donnent à l’IA ce qui lui manquait : un ancrage dans le réel. Et en retour, ils rendent le jumeau véritablement génératif — non plus une réplique qui décrit le monde, mais un moteur qui en propose de nouveaux.
Au-dessus travaille une population qu’on ne présente jamais et qui ne dort jamais : les agents. Autonomes, orientés vers un but, ils sont les exécutants de l’édifice. Ceux qui décomposent, lancent, vérifient, recommencent. Chaque hypothèse qu’ils avancent descend d’un étage pour y être jugée ; chaque verdict remonte pour nourrir l’action suivante.
Puis viennent les compagnons virtuels : Aura, Leo et Marie. Trois experts incarnés, qui personnifient des décennies de connaissance scientifique, d’expérience industrielle et de savoir-faire technique. Aura maintient un projet tentaculaire cohérent et aligné. Leo, nommé d’après Léonard de Vinci, résout l’ingénierie, du premier croquis jusqu’à l’atelier. Marie, pour Marie Curie, plonge dans la matière même — matériaux, chimie, médecine — pour poser les questions que personne n’a encore songé à poser.
Là où un ingénieur formule une hypothèse, ils en conçoivent dix mille : ils explorent, hiérarchisent, éliminent, recombinent, et confient aux agents, toute la nuit, une campagne d’essais qu’aucune équipe humaine ne pourrait même planifier. Leur rôle n’est pas d’avoir raison ; c’est d’imaginer sans limite, et de savoir quoi tester ensuite. Et parce qu’ils reposent sur tous les niveaux inférieurs, cette imagination ne s’échappe jamais sans contrôle : chaque « hallucination » est mise à l’épreuve de la simulation avant d’atteindre le monde réel. Car une hallucination dans une salle d’opération, c’est un enfant qui ne se réveille pas ; dans un avion, c’est un crash. Quand la réponse engage une vie humaine, « probablement » n’est pas un mot que l’on a le droit d’employer. Ici, il n’est jamais employé seul : il est toujours mis à l’épreuve.
Reste le toit — le seul niveau que l’on voit. CATIA, SOLIDWORKS, les applications que des millions d’ingénieurs ouvrent chaque matin. C’est là que tout commence et que tout revient : une intention descend l’édifice, devient délégation, puis hypothèses ; le verdict de la réalité remonte, devient exécution, puis réponse. L’utilisateur, lui, n’a vu qu’une question posée — et une réponse digne de confiance.
En 2026, avec NVIDIA, Dassault Systèmes a fixé la norme de tout un domaine et a placé la barre haute pour la concurrence. On peut entraîner un modèle sur internet tout entier en quelques mois — mais on ne peut pas télécharger quarante ans de savoir faire, cette réalité vérifiée qui rend cette IA digne de confiance et qui ne s’acquiert qu’un avenir livré à la fois. Voilà pourquoi, là où l’IA doit être à la fois infiniment puissante et certaine, personne sur Terre n’a une plus grande longueur d’avance.
Chaque avion simulé, chaque usine modélisée, chaque organe reconstitué enrichit les Industry World Models : des modèles du monde réel où l’IA ne se contente plus de prédire — elle expérimente, échoue, comprend, recommence. Et plus ces mondes s’étendent, plus chaque nouvelle question trouve sa réponse vite. C’est une accélération qui s’accélère elle-même.
Tout cela vit en un seul lieu : la plateforme 3DEXPERIENCE, où des milliers de ces compagnons et les personnes qu’ils servent travaillent comme un tout unique et chorégraphié. La bonne expertise arrive pour la bonne personne au bon moment; un maître ingénieur au coude de chaque ingénieur, un grand scientifique aux côtés de chaque scientifique, la sagesse accumulée de toute une industrie placée entre les mains de celui qui en a besoin. Une maîtrise qui n’appartenait autrefois qu’à un petit nombre, remise à tous ceux qui construisent l’avenir; et gardée, toujours, sous leur propre contrôle.
un grand scientifique aux côtés de chaque scientifique
La continuité d’un parcours qui a fait ses preuves
Voici ce que cela rend possible, concrètement.
En santé. Aujourd’hui, il faut dix ans pour qu’un médicament existe, et la quasi-totalité des candidats échouent — sur des patients réels, dans des essais réels. Demain, une IA opérant dans le jumeau virtuel d’un cœur vivant fera échouer dix mille molécules en une nuit, n’en retiendra que trois, et les essais cliniques commenceront là où, hier, ils auraient échoué. Le chirurgien, lui, aura déjà opéré votre cœur. Le vôtre, modélisé jusqu’à la fibre, avant de poser son premier geste.
En énergie. Dans le sud de la France, un soleil artificiel s’assemble : un réacteur de fusion dont chaque pièce, chaque tolérance, chaque scénario de plasma est éprouvé virtuellement avant d’exister. Demain, avec les Industry World Models, l’IA explorera des configurations de réacteur que des décennies de calcul humain n’auraient pas effleurées — et la promesse d’une énergie propre presque sans limite cessera d’être un pari pour devenir une question de calendrier.
En industrie. Une usine entière conçue, testée et optimisée avant qu’un seul mur ne soit construit : c’est déjà le présent. Le futur, c’est une IA qui, dans ce monde virtuel, réinvente la ligne chaque nuit, pressent la panne avant qu’elle ne survienne, et traque le gaspillage avant qu’il n’existe — l’allègement d’une pièce, le matériau juste, le geste sans rebut. Des produits qui naissent justes du premier coup, dans un monde qui n’a plus les moyens de produire pour jeter.
Et ceux qui apprennent. Il est des métiers où l’on ne peut pas s’exercer : on ne répète pas une opération à cœur ouvert sur un patient, on ne fait pas ses gammes sur le cœur d’un réacteur, on n’apprend pas le geste juste là où le rater coûte une vie. Pendant des siècles, la transmission y a obéi à une règle cruelle — voir beaucoup, faire peu, et tard. Demain, cette règle tombe. Le chirurgien aura répété l’intervention entière sur le jumeau virtuel du cœur qu’il s’apprête à ouvrir — votre cœur, avec votre anomalie, avant la première incision. L’opérateur du réacteur aura conduit mille fois son installation, déclenché toutes les alarmes, traversé tous les incidents, sans qu’aucune n’ait jamais été réelle. Le technicien aura posé ses mains sur l’avion, répété chaque geste de la réparation, et prouvé qu’il saurait faire — avant qu’un seul boulon ne soit tourné. La théorie ne précède plus la pratique : elle s’y fond. Et au coude de chaque apprenant se tient désormais un compagnon qui ne dort jamais, qui connaît la règle de l’art et la rappelle au bon moment — un maître que l’on n’a plus à attendre des années pour mériter. Ce qui s’acquérait en une carrière s’acquiert en une saison ; et l’expérience, autrefois rare et chèrement payée, devient quelque chose que l’on peut donner à tous, d’emblée, sans risque.
Au-delà. Un habitat lunaire où des humains auront vécu mille jours en virtuel avant que le premier n’y passe une seule nuit. Et Mars — non plus comme un rêve, mais comme un problème d’ingénierie : résolu là où l’échec ne coûte rien, pour n’être tenté que là où il coûterait tout. Ce qui était hier le décor de nos fictions devient une suite de plans validés, un à un.
Et sous tout cela, la plus discrète des promesses : les machines absorbent les tâtonnements — lents, coûteux, parfois mortels — et rendent aux humains la seule matière première dont l’avenir soit vraiment fait : la liberté d’imaginer. Rien de tout cela n’est de la science-fiction. C’est l’histoire que Dassault Systèmes écrit depuis 1981. Les Industry World Models sont simplement ce qui permet, désormais, de l’écrire à la vitesse du monde qui en a besoin.
Et nos usines, demain. Imaginez un pays décidé à rebâtir ce qu’il avait laissé partir. En une génération, son industrie avait fondu de près de moitié ; ses voisins en gardaient le double. Ce ne sont pas quelques ateliers qu’il faut faire renaître, mais des centaines d’usines en une décennie. Hier, chacune était un pari à des centaines de millions, joué une seule fois, sans droit à l’erreur : un site mal placé, une ligne mal pensée, et c’étaient des années et des emplois engloutis. Demain, plus une seule usine ne sortira de terre sans avoir déjà vécu mille vies dans le monde virtuel. On l’y dressera tout entière, on en fera tourner la chaîne complète, et des compagnons spécialisés exploreront en une nuit dix mille agencements pour ne garder que celui qui produit juste — du premier coup. On ne relocalisera plus à l’aveugle : on visera juste. Et comme ce savoir restera souverain, gardé chez soi et jamais cédé, ce sera une reconquête qui n’échangera pas une dépendance contre une autre. Le vieux rêve d’une nation qui refait ses usines cesse alors d’être une incantation : il devient un plan, déjà validé avant d’être bâti.
Dassault Systèmes vit selon la même ambition depuis le début : montrez qu’un rêve est possible, et vous donnez aux gens l’envie de le créer. Depuis quarante ans, cette entreprise transforme l’avenir dont vous rêvez en passé que vous tenez pour acquis. Elle est sur le point de recommencer. Et cette fois, l’avenir est plus vaste qu’aucun de nous n’a encore osé l’imaginer.
Ils ne prédisent pas l’avenir. Ils le prouvent… puis ils le construisent avec vous.