Le AirBurr (Robust Flight in Cluttered Indoor Environments) est l’un de ces robots aériens capables de se déplacer dans un environnement fortement endommagé et encombré. Sa particularité est qu’un contact avec un obstacle ne l’effraie pas tant que ça… en effet, il a été conçu pour réduire l’impact d’une éventuelle collision sur sa structure ; et même mieux ! Il arrive à tirer avantage des collisions.

L’idée vient des insectes qui arrivent à voler à l’intérieur de bâtiments particulièrement fournis en obstacles. On aura régulièrement vu des mouches heurter plusieurs fois les vitres sans dommage apparent. Mais en plus de supporter ces chocs et de protéger le matériel qu’il embarque, l’AirBurr va récupérer l’énergie du choc.
Les algorithmes novateurs utilisés, sont basés sur le flux optique et ressemblent à ceux exploités par les insectes pour contrôler leur vitesse. Quant-à l'”exosquelette” du multicoptère, il est fait de fibre carbone qui absorbe l’énergie des chocs.

Ce projet est orienté vers deux thèmes principaux de recherche :
– L’absorption d’énergie lors des collisions, les mécanismes d’auto-réparation et l’optimisation de la morphologie de ce type d’appareil (Adam Klaptocz).
– Les algorithmes d’Ego-motion, et de navigation par la détection de collision et d’obstacles (Adrien Briod).
Pour les curieux, l’Ego-motion est définie comme le mouvement d’une caméra dans un environnement à trois dimensions. Dans le domaine de l’imagerie numérique (vision), l’egomotion est l’estimation du mouvement d’une caméra relatif à l’agencement d’une scène figée.
Une description plus détaillée est disponible dans une publication récemment présentée à l’ICCME2012.
Source : EPFL

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