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Se faire livrer par drone

Dans le cadre de la chronique En Route vers le Futur, l’épisode 14 tourne autour du thème du drone livreur de colis, et particulièrement dans le milieu humanitaire. La vidéo fait un focus sur Wingcopter qui a développé un drone pouvant desservir des territoires difficile d’accès pour y délivrer des médicaments.

Ensuite, nous partons voyager sur des cargos qui réapprennent à voguer grâce au vent. Airseas développe une voile de kite-surf qui peut se déployer en quelques instants sur la proue d’un cargo. Celle-ci lui permet d’économiser jusqu’à 20% de carburant lors d’un voyage.

Enfin, un petit zoom sur le milliardaire Elon Musk qui propose une bourse de 100 millions de dollars à la personne ou à l’entreprise qui lui présentera le meilleur projet capable de récupérer le gaz carbonique de notre atmosphère, voire de le valoriser. Si vous avez une idée, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Imprimer sa maison en 3D

Au sommaire de la treizième chronique d’En Route vers le Futur, découvrez la construction de bâtiments par impression 3D. Faites un plan sur un logiciel de dessin 3D spécialisé, puis cliquez sur Print pour voir votre maison se construire couche après couches. Vous pensez que c’est de la science fiction ? He bien, pas tant que ça !

Dans la seconde partie de la vidéo, nous partons à la découverte des cornée artificielles. Lorsque la cornée d’un œil est défectueuse, il est possible de la remplacer par une cornée provenant d’un don. Mais ces dons ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins. De plus, un cornée provenant d’un don peut être soumise à un rejet naturel. Une entreprise israélienne a développé la première cornée entièrement artificielle, KPro.

Saildrone est une entreprise américaine qui développe de petits bateaux autonomes pour l’exploration maritime. Elle teste actuellement Surveyor un drone marin plus important capable de cartographier l’ensemble des fonds marins de la planète.

Bon visionnage !

Ces robots soulagent votre charge mentale

Au sommaire de la chronique de “En Route vers le Futur” de cette semaine, nous revenons essentiellement sur des annonces faites au Consumer Electronic Show, le CES, qui a eu lieu cette année en mode virtuel.

La première partie de la vidéo présente l’ensemble des robots présentés par Samsung. Tout d’abord le Jetbot 90 AI+, un robot aspirateur de nouvelle génération. Puis, c’est au tour de deux robots un peu plus évolués que sont les Bot Care et Bot Handy. L’un va vous assister dans votre vie de tous les jours et va prendre soin de votre santé. L’autre peut être vu comme un majordome personnel.

Ensuite, nous revenons sur la présentation de General Motors qui semble opérer un virage vers le tout électrique et intelligent. Nous montrons également rapidement les concepts de taxi autonomes roulant et volants que l’entreprise développe.

Enfin, nous nous penchons sur Moflin, un petit robot tout mignon destiné à apporter un peu de réconfort à leurs propriétaires quand il n’est pas possible pour eux d’avoir un animal pour les accompagner dans leur vie de tous les jours. Moflin est un robot particulièrement adapté pour atterrir dans un établissement de type EHPAD pour accompagner les personnes désorientées.

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Ceci pourrait tuer le téléphone portable !

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En Route vers le Futur est une nouvelle pastille vidéo hebdomadaire de 8 à 12 mn. Elle propose une actualité sur les nouvelles technologies du futur, avec 3 à 4 sujets chaque semaines. Le premier sujet est souvent un peu plus long que les suivants car l’actualité permet de rebondir sur une thématique, afin de vulgariser un des détails.

Au sommaire cette semaine, tout ce qu’il y a à savoir pour différencier la réalité virtuelle, de la réalité augmentée ou de la réalité mixte. Le tout avec un focus sur les lunettes de réalité augmentée de Vuzix, présentées au CES.

Nous revenons également sur UrbanLoop, un concept développé par des étudiants de Nancy afin de désengorger les centres-villes. Inspiré de l’hyperloop d’Elon Musk, UrbanLoop va connaître une première phase industrielle en 2021 avec la construction de plusieurs lignes prototypes.

Et pour finir, un petit tour au Japon où une épicerie teste le robot Model-T de Telexistance. Ce robot sert tout simplement dans le cadre du télétravail pour permettre à un employé, resté chez lui, de pouvoir participer à différentes tâches du magasin, comme la mise en rayon ou le conseil aux clients.

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L’histoire incroyable des robots de Boston Dynamics

En Route vers le Futur est une nouvelle pastille vidéo hebdomadaire de 8 à 12 mn. Elle propose une actualité sur les nouvelles technologies du futur, avec 3 à 4 sujets chaque semaines. Le premier sujet est souvent un peu plus long que les suivants car l’actualité permet de rebondir sur une thématique, afin de vulgariser un des détails.

Au sommaire l’épisode numéro 10, la chronique revient sur l’ensemble de l’histoire de Boston Dynamics, la célèbre entreprise américaine qui a développé les robots les plus évolués du monde : le robot chien Spot, l’humanoïde Atlas et le robot industriel du futur Handle. Vous allez découvrir comment cette petite société qui développait des simulations 3D pour la formation est devenue le symbole de la robotique moderne.

La seconde partie de la vidéo présente un petit robot, développé par Volkswagen, qui vient charger votre voiture électrique dans les parkings tous-terrains.

Enfin, nous découvrirons Robotland, un parc d’attraction qui vient d’ouvrir à Essen en Belgique. C’est un lieu pédagogique qui permet de découvrir la robotique et ses technologies associées de façon ludique.

Bon visionnage !

Boston Dynamics fait son show

Cela fait une dizaine d’années que nous suivons les progrès de Boston Dynamics avec Big Dogs, Petman, Cheetah, Atlas et toutes leurs évolutions. Sur cette période de temps, la société au départ financée par le MIT et la DARPA, le consortium universitaire américain et l’équivalent du CNRS, à été rachetée par Google, puis par le japonais Softbank, puis par Hyundai.

Le résultat de ces années de péripéties et d’engagement sans faille des employés a permis d’arriver à ce résultat impressionnant que notre Aldebaran Robotics français ambitionnait avant de se faire également racheter par Softbank.

L’impact radical de l’intelligence artificielle sur les assurances

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Lorsque l’on pense aux assurances, il est encore difficilement concevable de penser à l’innovation, à la robotique et à l’intérêt du client d’abord. On pense plutôt à des centres administratifs vieillissants qui ont su se protéger par leur implantation dans le paysage et leur capacité financière. Des sociétés qui rechignent à rembourser quand les vrais problèmes arrivent. D’ailleurs, le secteur est tellement bien rodé que l’on vient de voir l’apparition du premier nouvel assureur français depuis trente ans : Alan. Un ami assureur m’a récemment rappelé qu’il figurait parmi les structures les plus détestées de la population après les agences immobilières.

Et si tout cela n’était un stéréotype limité à certaines compagnies d’assurances ? Et si le secteur était en train de prendre un tournant radical dans la manière d’accompagner ses clients grâce à la prévention et au déploiement de services haut de gamme accessibles à tous ? Depuis une dizaine d’année, on observe une véritable transformation du secteur de l’assurance grâce à l’intégration des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle.

Bienvenue dans le futur de l’assurance vu au travers des yeux de Scott, un client de 2030. Son assistant personnel lui commande un taxi autonome pour honorer son rendez-vous de l’autre côté de la ville. Le parcours prévu par l’assistant est envoyé à la société d’assurance qui calcule le risque d’accident ou d’incident. Elle propose alors un parcours alternatif moins risqué. Scott accepte le parcours proposé, ce qui lui permet de bénéficier d’une réduction de huit pourcent pour les vingt prochaines minutes sur son contrat d’assurance facturé à la minute.

Au moment d’arriver sur le parking, Scott choisi de passer en mode manuel et heurte malencontreusement l’un des panneaux de signalisation. Le véhicule détecte le problème et propose à Scott de prendre en photo la partie endommagée. Malheureusement, il doit aller tout de suite à son rendez-vous. Il accepte donc de payer le service d’un drone pour réaliser les photos à sa place. Pendant la réunion de Scott, le système central d’assurance évalue les dommages et demande au taxi autonome de se rendre au garage le plus proche pour effectuer les réparations avant de poursuivre ses courses.

Ce scénario a l’air de venir de très loin dans le futur. Pourtant, c’est l’un des scénarios explorés par les compagnies d’assurance aujourd’hui, et la plupart des technologies évoquées sont déjà testées. Avec les nouvelles vagues d’intelligence artificielle intégrant le deep learning comme les réseaux neuronaux convolutifs, l’intelligence artificielle est sur le point de révolutionner le monde que nous connaissons. Les sociétés d’assurance sont en train de passer du paradigme “détection et réparation” au paradigme “prédiction et prévention”, transformant radicalement le processus de cette industrie. Le rythme du changement va également accélérer la transformation des métiers de courtier, consommateur, intermédiaires financiers, assureurs, et fournisseurs de biens et services qui deviendront de plus en plus adeptes des nouvelles technologies pour prendre de meilleures décisions, augmenter leur productivité, et améliorer la qualité du service rendu et l’expérience client.

Mais comme mon ami le rappel, certains assureurs ne réussiront pas à passer le cape et continueront de proposer la signature des contrats papiers avec des aller-retour de documents à la Poste et un archivage en armoire anti-feu. La signature numérique en cinq minute perturbe les habitudes, alors imaginez l’impact des nouveautés à venir. L’accompagnement du changement devra être pris au sérieux pour aider l’ensemble des collaborateurs à passer le cape.

A ce jour, il est prévu que l’intelligence transforme la manière dont sont reportées les déclarations de sinistre (claims), dont est traitée la distribution des services, et dont sont réalisées les souscriptions et le prix. Ce sont les sociétés d’assurance qui auront pris conscience de cela qui pourront former au plus tôt leurs décideurs et salariés à leurs futurs métiers.

Quatre tendances apportées par l’intelligence artificielle

Les technologies de l’intelligence artificielle sont déjà en train d’être déployées dans les sociétés, dans les habituations, les véhicules et dans nos poches. Quatre tendances ressortent en termes de transformation apportée par l’intelligence artificielle.

L’explosion des données générées par les objets connectés

Dans le secteur industriel, les capteurs sont omniprésents depuis bien longtemps, mais la présence de ces capteurs dans les objets du quotidien du consommateur est relativement nouvelle. Ces objets sont les voitures connectées, les smartphones, les montres connectées, les bracelets fitness, les assistants vocaux à domicile, etc. Nous n’en sommes qu’au début et les vêtements, les boites de médicaments, les chaussures, et bien d’autres objets sont sur le point eux aussi de devenir des objets intelligents.

L’avalanche de nouvelles données produites par ces appareils vont permettre aux sociétés de mieux en mieux comprendre leurs clients, résultant en de nouvelles catégories de produits, des prix personnalisés, et la délivrance de services contextuels en temps réel.

Par exemple, un smartphone pourrait permettre de calculer un score de risque personnel en fonction du trajet et des activités quotidiennes réalisées. Effrayant ? Cela dépend de la philosophie choisie par l’assureur. Souhaite-t-il ajuster son prix en fonction du risque ? Ou souhaite-t-il ajuster le risque en fonction du prix ? Dans l’exemple de Scott, l’assureur se place plutôt comme un coach en prévention du risque.

Aussi, une boite de médicaments qui s’assure que le traitement est correctement pris pour éventuellement invalider un remboursement serait-il un moyen de s’assurer de la santé de ses clients tout en créant une relation commerciale plus juste ?

La multiplication des robots

La robotique est sans doute l’un des secteurs que l’on ne lierait pas intuitivement aux assurances, et pourtant… les robots sont sur le point de se multiplier. Les véhicules autonomes sont des robots, les humanoïdes arrivent à grand pas avec Atlas et Assimo, l’impression 3D se place également dans cette catégorie. Nous pouvons continuer la liste avec les drones, les équipements agricoles, les robots de chirurgie comme Vinci, et beaucoup d’autres.

Rien que dans le bâtiment, l’impression 3D permettra bientôt de réaliser le gros oeuvre sur la construction d’habitations. Comment cela va-t-il impacter le risque des ouvriers ? Les sociétés spécialisées bénéficieront-elles de réductions à tel point que l’impression 3D deviendra la norme ?

Les véhicules autonomes sont vus comme le moyen de supprimer l’erreur humaine sur la route, et de réduire la consommation de carburant. Mais comment la responsabilité sera-t-elle distribuée en cas d’accident ? Certains accidents sont inévitables et les robots devront faire des choix moraux dépendants du code éthique du pays où ils circuleront. Dans Smart World, comment de simples idées deviennent-elles de grandes innovations ?, nous parlons du dilemme du tramway où le véhicule doit faire le choix de tuer l’un des deux groupes de personnes présentés car il ne peut faire autrement.

L’Open Source et les écosystèmes de données

Nous l’évoquons également dans Smart World, l’Open Source a fortement contribué à amener le digital là où il en est aujourd’hui, et il continuera à le faire. Microsoft lui-même, qui était défini comme le grand ennemi de l’Open Source jusqu’à il y a quelques années, a avoué son erreur et est devenu un allié de poids. L’open source, du point de vue industriel, c’est le moyen de partager des standards communs et de s’assurer de leur pérennité dans le temps. C’est également le moyen de rassembler un maximum de personnes autour des problématiques de cybersécurité, et ainsi de limiter le risque pour une usine par exemple d’être prise en otage par des hackers.

L’Open Data, qui consiste au partage public ou personnalisé de données, a lui aussi sa carte à jouer pour alimenter l’intelligence artificielle des compagnies d’assurance.

Avancées dans les technologies cognitives

Les réseaux neuronaux convolutifs et autres technologies de deep learning sont actuellement d’abord utilisées pour l’image, la voix et l’analyse de textes non structurés. Ils seront de plus en plus utilisés pour des typologies de données bien plus complexes telles que celles qui représentent les comportements individuels. Comme tous les services qui nous seront proposés à l’avenir, ceux des assurances seront de mieux en mieux personnalisés en fonction de nos besoins, activités et comportements.

Les trois grands axes de travail des sociétés d’assurance

Nous venons de lister quatre tendances, mais il ne s’agit en réalité que d’un extrait. Nous n’avons pas évoqué les changements culturels apportés par les nouvelles technologies, nous n’avons pas évoqué l’impact de l’intelligence artificielle et de l’ordinateur quantique sur le séquençage ADN et l’adaptation précise des traitements, des épidémies et crises futures, etc. Mais considérons déjà cet échantillon pour évaluer son impact sur les trois domaines d’activité des assurances qui sont : la distribution des services, la tarification et la souscription, et le traitement des déclarations de sinistres ou de soins.

Tarification et souscription

Grâce à l’ensemble des données disponibles sur chaque consommateur, il sera de plus en plus facile pour l’assureur de présenter un pack d’assurance adapté au besoin de chacun en un temps record. Ces données sont et seront fournies par les objets connectés en notre possession ou utilisés comme le taxi autonome. Attention cependant à ne pas oublier le principe de l’assurance qui est la mutualisation du risque à travers les assurés.

Dans le cadre de la tarification et la souscription, il y a également la phase où l’assureur ou le courtier d’assurance doit convaincre que son service vaut la peine d’être considéré. Certains cas sont extrêmement complexes et les chefs d’entreprises sont heureux de trouver un professionnel qui les rassure et qui comprend leur situation. De nombreux professionnels de l’assurance se rassurent donc sur l’avenir de leur métier en expliquant que la relation humain et le réseau sont importants. Malheureusement, c’est ce que pensaient les supermarchés avant l’arrivée d’Amazon : “les consommateurs ne feront jamais confiance aux plateformes en ligne et voudront toujours voir le produit avant de l’acheter”, disait-on.

Pourquoi Amazon a réussi ? Parce qu’il a pensé différemment. Plutôt que de voir Internet comme l’affichage de flyers papiers virtualisés, la société a imaginé les multiples possibilités offertes par ce nouvel outil et en a exploité les avantages. Il a traité la problématique de la confiance en intégrant les avis vérifiés d’autres consommateurs qui avaient le même besoin que le nouvel acheteur potentiel, il a développé un service d’une qualité inégalable, il a basé son modèle économique sur le placement de produits plutôt que sur les ventes pures, etc. Et surtout, Amazon est régit par une intelligence artificielle qui apprend de l’expérience de ses clients.

Au milieu de toute cette complexité, les conseillers d’assurance seront moins nombreux parce que les applications seront plus à même de calculer les offres les plus adaptées à leurs besoins. En revanche, ils seront intégrés dans la chaîne d’apprentissage de la société qui intégrera progressivement les pratiques DevOps (ce qui se cache derrière l’apprentissage structurel d’Amazon), et devront traiter et remonter les exceptions pour faire évoluer les processus et faire apprendre l’intelligence artificielle.

Je vous recommande la lecture de The DevOps Handbook:: How to Create World-Class Agility, Reliability, and Security in Technology Organizations pour mieux comprendre DevOps.

Déclaration de sinistres ou de soins

Chacun d’entre nous bénéficie déjà de l’automatisation de la déclaration des soins grâce à la carte Vitale de l’assurance maladie. Plus besoin de remplir de longs formulaires rappelant la raison de la consultation, le numéro de sécurité social, la liste des médicaments, etc. Grâce à l’installation de plus en plus fréquente de capteurs sur les véhicules, et grâce à la généralisation de la connexion à Internet pour ceux-ci, les compagnies d’assurances pourront être prévenus instantanément des accidents pour envoyer les équipes de secours, la dépanneuse et tout le nécessaire en fonction de la gravité de l’accident. Si vous portez un bracelet fitness ou une montre capable d’évaluer votre pouls, elle sera utilisée pour évaluer la situation.

Le traitement des déclarations est l’un des gros postes des assurances aujourd’hui, et l’intelligence artificielle permettra de réduire de 70 à 90% cette charge. Ceci non seulement grâce aux capteurs de terrain, mais également grâce à une fluidification du processus de traitement apporté par l’interconnexion de plateformes et de micro-services (toujours dans l’esprit DevOps).

La gestion des déclarations se positionnera de plus en plus sur la surveillance du risque (monitoring), la prévention et l’atténuation. Cela concerne autant la santé, que le transport, le logement, l’activité professionnelle, et tous les autres axes couverts par les assurances.

Distribution

Aussi, en fonction du contrat souscrit, les clients pourront bénéficier de l’assurance payée à l’usage (usage-based insurance), avec une gamme de produits déployés en fonction de leurs profils particuliers et du contexte dans lequel ils se trouvent. On pense ici aux assurance vacances, assurances annulation pour les avions ou concerts, les assurances spécifiques aux métiers des professionnels, etc. Les plateformes en ligne contribuent également une nouvelle façon de délivrer les services d’assurance en les intégrant dans leurs services.

Conclusion

Le monde des assurances n’est pas épargné par la transformation digitale, et celle-ci promet de bousculer beaucoup de fondamentaux. La littérature est très riche sur le sujet et nous n’avons fait qu’effleurer le sujet. Nous aurions également pu parler des nombreux partenariats qui pourront être réalisés entre les sociétés d’assurances et les sociétés technologiques pour être certains d’intégrer les nouveaux standards dans leurs systèmes d’information, et de rester à la pointe, nous aurions pu insister sur la transformation des métiers de l’assurance et la nécessité d’intégrer dès aujourd’hui les nouveaux parcours de formation, et nous aurions également pu évoquer l’importance d’intégrer des personnes à même d’accompagner la construction stratégique de cette transformation. Dans cet environnement, mieux vaut être leader que suiveur et travailler sa différenciation comme ont pu le faire les compagnies d’assurance mutualistes à une époque.

Source : McKinsey

Cinq grandes failles de sécurité de notre époque

La sécurité est un grand sujet depuis tout temps. Les failles sont d’abord méconnues, ignorées, subies, puis corrigées avant que de nouvelles fassent leur apparition. C’est un cycle continu et sans fin. L’actualité informatique ou digitale est passionnante actuellement car nous faisons face à des découvertes et avancées majeures. Le problème ? Nos démocraties sont attaquées, nous ne savons plus quoi ou qui croire, et il est de plus en plus difficile de sécuriser nos données.

Cambridge Analytica : Comment les algorithmes de la mode ont fait voter en faveur du Brexit, de Trump, et d’Obama

Les systèmes informatiques correctement maintenus résistent magnifiquement aux attaques depuis longtemps. Les attaques réussies sont soit des anecdotes, soit d’une catégorie nommée “ingénierie sociale” : puisque le système informatique est inattaquable en l’état, on vise l’être humain qui possède le pouvoir de faillir.

L'”ingénierie sociale” est un terme “gentil” pour désigner l’une des plus puissantes techniques de piratage qui existe. Elle est utilisée par les militaires pour obtenir de l’information de prime abord inaccessible, elle est utilisée par le secteur de la mode pour persuader le consommateur d’acheter les nouvelles collections, et elle est désormais utilisée pour influencer le vote. C’est le scandale de Cambridge Analytica, la société qui a permis l’élection de Barack Obama, de Donald Trump, et le vote en faveur du Brexit. La transition entre le premier et les deux seconds ayant pu se produire tout simplement suite au rachat de la société par l’extrême droite amériaine.

Comment l’algorithme fonctionne-t-il ? Les spécialistes de la data science se sont aperçu que le pourcentage de personnes “sans opinion” ou “influençable” était assez important pour changer l’orientation des votes. Cambridge Analytica avait accès aux données Facebook d’un grand nombre d’utilisateurs. L’intelligence artificielle a donc été utilisée pour catégoriser ces personnes et leur diffuser des contenus convaincants en faveur des idéologies à soutenir. C’est aussi simple que cela, et ça a fonctionné merveilleusement ! Ne vous demandez plus pourquoi certaines applications et jeux sont gratuits…

Pour plus d’informations, je vous invite à regarder le documentaire Netflix The Great Hack et à lire le livre Mindf*ck de Christopher Wylie qui est l’un des data scientists ayant développés le logiciel de Cambridge Analytica. Il explique comment il a lui-même été impliqué sans en avoir conscience, avant de révéler l’affaire publiquement.

Deep Fake : Comment le principe d’autorité est-il détourné par l’intelligence artificielle ?

Vous avez sans doute déjà entendu l’argument de vente “vu à la télé” pour vous convaincre d’acheter un appareil. Vous avez sans doute déjà entendu l’argument de l’ancienneté placé dans une discussion entre vous et une personne plus âgée pour vous convaincre qu’elle avait raison. Il s’agit du principe d’autorité. Un principe de manipulation décrit par Robert Cialdini dans son ouvrage Influence et manipulation.

Dans la société actuelle, l’image est régie par ce principe d’autorité : “si ça passe à la télé, c’est que c’est vrai”. “Si je vois cette personne sur cette photo, c’est qu’elle y est”. “Si le commentaire en dessous de la photo est pris au sérieux par mes amis, c’est qu’il est vrai et que la photo représente bien ce qui est écrit”.

Non seulement le détournement d’images sans trucage existe depuis longtemps et a été fortement exploité par les réseaux sociaux et les journaux de propagande, mais nous débutons une époque où ni les images ni les sons ne pourront être pris comme objets de confiance. Le deep fake, des algorithmes d’intelligence artificielle capables de reproduire votre image, votre voix et votre posture, se développent de plus en plus avec un rendu impressionnant.

Un exemple concret ? Le Barack Obama qui parle ci-dessous n’est pas le vrai.

Vladimir Poutin et Donald Trump ne sont pas les vrais sur la vidéo ci-dessous.

Ordinateur quantique : Le changement de paradigme de sécurité

Le niveau de sécurité d’un système se mesure par le temps pendant lequel ce système résiste à une attaque. L’idéal est qu’il résiste jusqu’à la correction suivante des failles détectées pour être inviolable. Pour les serrures de votre porte d’entrée, par exemple, on donne le temps moyen mis par un cambrioleur ou un expert pour ouvrir votre porte sans clé. Pour les vitre de votre véranda, on vous donne le temps mis par le cambrioleur pour la briser et rentrer. L’alarme installée dans votre habitation est là pour déstabiliser le cambrioleur.

Le verrouillage de votre voiture et votre code de portail sont des systèmes protégés par un mécanisme qui augmente le nombre de codes possibles, et donc le nombre de tentatives pour arriver à trouver le bon code, et par conséquent le temps pendant lequel votre système est protégé. De nombreux systèmes fonctionnent sur ce principe. La sécurité des systèmes informatiques et bancaires est depuis longtemps mesurée en fonction du nombre de siècles qu’il faudrait à un outil informatique actuel pour casser la clé de chiffrement RSA. Avec l’ordinateur quantique, le temps est passé de “siècle” à “heure”. Les travaux de Craig Gidney de chez Google, et de Martin Ekerå du KTH Royal Institute of Technology détaillent la problématique.

Voici une vidéo pédagogique qui explique l’ordinateur quantique.

Blockchain : Confusion entre confiance et sécurité

La blockchain est un système de confiance qui a été conçu pour soutenir le Bitcoin, une monnaie d’un nouveau genre créée pour se substituer aux monnaies des banques officielles dont la confiance a été perdue avec la crise financière de 2008. Ce système est certes sécurisé, mais il vise avant tout à se passer d’intermédiaire dans les transactions. L’ingénierie sociale démontre que les intermédiaires ne sont pas les seules failles d’un système de confiance.

La Blockchain a notamment été proposée pour garantir la traçabilité objective des biens confiés aux transporteurs. Cela permet par exemple de garantir qu’un dommage a bien été causé par tel transporteur plutôt qu’un autre. Mais qu’en est-il de la validité de l’information fournie par les transporteurs à la blockchain ? Certaines blockchains comme Etherium proposent de virtualiser et d’automatiser la réalisation d’un contrat. Mais qu’en est-il de la contractualisation de la responsabilité ? Les systèmes de photographie actuels utilisés par les transporteurs de marchandise ont montré les limites de la fiabilité de l’information fournie, et les limites des contrats au delà de l’intermédiation sur laquelle se positionne la blockchain.

La blockchain est un outil puissant, mais c’est un outil de confiance et non un outil de sécurisation.

Voici une vidéo explicative de ce qu’est la blockchain.

Le séquençage ADN et le vol de données : l’usurpation d’une identité non modifiable

Nous voyons de plus en plus d’outils informatiques proposer de se déverrouiller en scannant nos empreintes digitales ou en utilisant la caméra pour vérifier que le visage est celui attendu. De nombreux débats ont eu lieu soit en raison de leur manque de fiabilité lorsque qu’une photo a le même impact que le vrai visage, soit parce que si le code de l’emprunte digitale est volé, il est impossible de le changer comme un mot de passe volé.

Le séquençage ADN anime le même type de débats pour pour les empruntes. Si notre ADN individuelle peut être convertie en code informatique et stockée, que se passe-t-il le jour où elle est volée ? Que se passe-t-il si notre ADN permet de nous authentifier ?

Voici une vidéo explicative sur ce qu’est le séquençage ADN. Cela vous donne une idée des opportunités et à quel point la médecine d’aujourd’hui va être perturbée, mais cela doit aussi attirer l’attention sur l’importance de la protection des données.

Les objets connectés, une sixième brèche ?

Nous avions promis cinq grandes failles et voilà que nous en avançons une sixième. Ne croyez pas tout ce qui est écrit, vérifiez !

Cette petite blague faite, revenons au sérieux. Progressivement, nous interconnectons de plus en plus d’objets. Les interconnexions sont aussi bien faites au niveau du grand public qu’au niveau industriel. N’oubliez jamais qu’aucun système informatique est infaillible, que la sécurité est une question de temps. Le gros avantage des objets connectés, c’est que beaucoup utilisent les mêmes briques de code informatique, ce qui facilite leur mise à jour. Les deux gros problèmes, c’est que les mises à jour sont rarement faites par rapport au nombre d’objets connectés en circulation, et qu’il suffit de trouver une faille dans une brique pour contaminer l’ensemble des objets.

Les Smartphones, les voitures, les chaudières, les montres… les exemples d’objets connectés sont “infinis”. Prenons l’exemple des voitures connectées. Tesla Motor est un pionnier du secteur, mais avec une philosophie très orientée Silicon Valley. Tandis que de nombreux constructeurs automobiles vont tenter de sécuriser eux-mêmes leurs systèmes informatiques et attaquer tout pirate qui réussirait à déjouer les sécurités, Tesla les récompense. Le constructeur utilise l’intelligence collective, ce qui semble assez cohérent de l’époque dans laquelle nous vivons.

Mais imaginez quelques secondes ce qu’il se passe lorsqu’un pirate informatique prend le contrôle de toute une flotte de véhicules au même moment… Imaginez ce qu’il se passe quand un pirate informatique arrive à prendre le contrôle de la caméra et du micro de votre smartphone… Imaginez ce qu’il se passe lorsqu’un pirate informatique se connecte à votre chaudière et sait précisément quand vous êtes absent de chez vous… Imaginez ce qu’il se passe quand un pirate informatique réussit à prendre le contrôle d’une chaîne de production totalement automatisée et commence à exécuter des actions dangereuses pour vous forcer à payer une rançons en Bitcoin… Voilà le monde dans lequel nous vivons, un monde plein de potentiel mais dans lequel les experts en sécurité informatique doivent être formés, mis à jour et pris au sérieux.

L’hypercentralisation, la problématique de la gouvernance

Vous vous souvenez quand l’on pouvait faire ses courses à côté de chez soi, dans les petits magasins indépendants ? Moi non, en revanche j’ai toujours entendu la critique des hypermarchés qui les avaient détruit et qui encourageaient une plus forte utilisation de la voiture. En effet, dans les hypermarchés, tout est moins cher, optimisé et avec une gamme de choix incroyable. La force des hypermarchés, ce sont les routes rapides qui facilitent leur accès pour tout un chacun.

Peut-être l’avez-vous constaté, mais Internet et la fibre optique sont les nouvelles routes rapides. Désormais, ce sont les hypermarchés qui subissent le succès des plateformes telles qu’Amazon et Netflix. Il n’y a même plus besoin de se déplacer, on ne subit plus l’avis d’un vendeur dont le seul objectif est de vendre au dépend du besoin du client, le tarif est encore plus bas et ne parlons même pas de la variété de choix ! Je suis convaincu que l’erreur des hypermarchés a été de négliger puis supprimer le personnel dans les rayons en faveur des hôtes de caisse. Mais cela est un autre débat.

En quoi l’hypercentralisation est-il une faille de sécurité ? Qu’est-ce qu’il se passe lorsque toute la valeur générée par le commerce est captée par un tout petit nombre d’acteur ? Quelle marge de manœuvre reste-t-il aux acteurs émergents ou historiques ?L'”originalité”, le “sur mesure” et le “fait maison” ? Regardez autour de vous tout ce que vous achetez qui correspond à ces catégories… La réalité, c’est que l’hypercentralisation donne beaucoup de marge de manœuvre aux très grands acteurs qui peuvent innover en continue et déployer des stratégies absolument inabordables pour les petits acteurs. Et comme les plateformes, à de rares exceptions, n’ont pas de frontières, la valeur créée est à peine captée pour financer l’éducation, le système de santé, la défense, et toutes ces institutions dont nous sommes heureux de bénéficier.

Dans le secteur informatique, un petit nombre d’acteurs propose sa technologie comme base pour faire fonctionner le Cloud. Cela signifie que les données personnelles et professionnelles de la plupart des personnes et entreprises connectées sont dans les mains d’un tout petit nombre d’acteurs.

Toutes ces sociétés sont admirables pour ce qu’elles ont réussi à faire et pour toutes les innovations qu’elles font émerger. La critique va plutôt dans le sens de ce qui est mis en place pour apporter des choix alternatifs qui prennent en compte la notion de gouvernance des données. N’oubliez pas que le détournement de Cambridge Analytica s’est effectué après son rachat. Et cela a été possible grâce à Facebook qui est une plateforme hypercentralisée qui rassemble près de deux milliards d’utilisateurs. Cela peut faire réfléchir sur ce qui peut se passer en cas de changement de politique, de direction, d’ambition ou tout simplement d’attaque informatique réussie.

Aussi, au lieu d’encourager les futurs leaders du marché à se développer localement, les autorités parlent de taxe GAFA. Apprend-on réellement du passé ? Pendant que les autorités multipliaient les taxes sur les CD, DVD, CD-Rom, Disques durs, clés USB, écrans et finançaient ADOPI pour lutter contre le piratage, d’autres ont développé i-tunes, Spotify, Youtube et Netflix… et malheureusement, les taxes déployées n’ont pas permis à Daily Motion et Deezer de surpasser la concurrence. Au delà de la pure technique de cyber-sécurité, la sécurité implique des compétences d’analystes, des personnes qui retiennent l’histoire pour correctement décider de stratégies futures.

Conclusion

De grands défis s’annoncent et la sécurité est malheureusement encore trop sous estimée. Depuis la crise du Covid, de nombreuses sociétés ont décidé d’intégrer le télétravail sans dépenses supplémentaires de sécurité informatique. Des entreprises se sont fait attaquer et ont du mettre la clé sous la porte, des usines de production se sont retrouvées sans leur outil du jour au lendemain, des hôpitaux ont été mis en danger. Dans le meilleur des cas, ce sont des ransomeware qui demandent de payer une rançon en Bitcoin pour libérer le système d’information.

Comme la plupart des articles ou des publications Shy Robotics, nous faisons évoluer nos contenus grâce à vos critiques. N’hésitez donc pas à partager et à contrebalancer les arguments. A bientôt !

Les 5 cercles : une boussole pour les projets innovants

Vous qui travaillez dans l’innovation ou dans la Recherche et Développement ! Vous qui chaque jour vous demandez si réellement vous êtes sur le bon chemin pour apporter une valeur ajoutée à votre entreprise, à votre entourage, à vos clients, ou au monde ! Vous qui rêvez d’avoir une boussole qui vous oriente vers le succès absolu ! Vous n’êtes pas seuls.

C’est le rêve de beaucoup de scientifiques, d’ingénieurs, d’inventeurs, de bidouilleurs et de startuppers, mais cette boussole reste bien cachée. Et ce n’est pas faute de l’avoir cherchée ! Entre la courbe de Gartner, le Lean Startup, les publications de Schumpeter, et les nombreux autres ouvrages et méthodologies qui portent sur l’innovation, aucun ne réussi à empêcher les nombreux échecs d’aujourd’hui.

J’ai eu la chance de mener des projets dans le pôle d’innovation d’un grand group aéronautique français pendant plusieurs années, et de rencontrer de nombreux innovateurs pendant les quatre années d’enquête liées à l’écriture de Smart World publié en 2017. Cette même année, j’ai décidé qu’il était temps de sortir de ma zone de confort : passer d’un grand groupe industriel reconnu où j’aurai pu réaliser toute ma carrière en sécurité, à une entreprise inconnue en création défendant une vision novatrice : Lion-up.

Au fur et à mesure de l’évolution du projet, nous avons bénéficié de nombreux conseils. Nous avons notamment été sélectionnés parmi 15000 candidats pour intégrer la Y Startup School ; l’école de startups créée par YCombinator, le célèbre incubateur de la Silicon Valley. Cet incubateur est à l’origine de nombreux projets comme Dropbox, Airbnb, Coinbase, GitLab, Docker et Zapier. Nous avons également été aidés par plusieurs dirigeants d’entreprises, par des experts des domaines auxquels nous étions confrontés… bref, nous avons découvert à quel point, bien que difficile, le monde de l’entrepreneuriat était bienveillant à partir du moment où l’on démontrait un certain sérieux.

Tout cela m’a permis de construire une méthodologie : Les 5 cercles Lion-up. Il s’agit d’une boussole qui permet de savoir quelles questions se poser, à quel moment, et de prendre les décisions qui s’imposent. Elle s’accompagne de la cartographie de la valeur ajoutée, puisqu’une boussole sans carte (ou sans une représentation minimaliste de l’environnement) n’a pas vraiment d’intérêt.

Ce sont ces deux outils que nous allons introduire ici. Ils se reposent sur des méthodologies et notions qui ont fait leurs preuves, qui sont largement documentées, qui permettent de savoir quels indicateurs mettre en place à tout moment dans un projet de façon à décider efficacement des actions à mener ; et par conséquent qui permettent de réduire drastiquement le risque de surinvestissement dans un projet voué à l’échec ou qui prendrait une mauvaise direction.

Contrairement au processus d’innovation que je décrivais dans Smart World pour développer une culture générale de l’innovation, nous sommes ici dans le concret. La définition de « projet innovant » est très large et peut aussi bien correspondre à un projet de transformation digitale mené dans une entreprise, que la transformation de processus de fonctionnement dus à l’instauration de nouvelles règles de management et de nouvelles technologies comme on peut l’observer dans le cadre de l’industrie 4.0.

Retour sur le projet Lion-up

Pour comprendre le contexte dans lequel sont nés ces outils, et pour appuyer leurs descriptions avec des exemples concrets, revenons d’abord sur ce qu’est Lion-up. L’idée de Lion-up est partie d’un constat simple : en 2015, il était « plus facile de trouver des partenaires industriels en Asie qu’en France ou en Europe ». C’était une remarque qui m’avait été remontée à de nombreuses reprises par des chefs d’entreprises de TPE/PME. Ils répétaient tous que le prix de l’Asie était un leurre et que s’ils avaient trouvé des partenaires locaux, ils n’auraient pas hésité à développer leurs produits avec eux. Certains se sont même rendu compte quelques années après le lancement d’un produit, qu’une entreprise à 20km de chez eux réalisait exactement ce dont ils avaient besoin.

Si on regarde seulement la Chine, elle a réussi à développer une plateforme en ligne devenue la vitrine mondiale des fournisseurs Chinois : Alibaba. Jack Ma, le PDG de cette société qui fait trembler les GAFAM, fait partie de ces innovateurs que j’ai eu la chance de croiser pendant mon aventure entrepreneuriale. C’était à Vivatech 2019, le CES français, où je suis intervenu comme conférencier sur le sujet du management de l’innovation. Grâce aux solutions comme Alibaba, la Chine a permis aux écosystèmes chinois de gagner en agilité et en visibilité avec le digital.

Une autre plainte importante émergeait de l’enquête : les temps de réponse des fournisseurs français sont trop longs, et la qualité de rendu est modeste. En effet, ce sont toujours les mêmes sociétés qui sont sollicitées car elles sont les seules visibles… les premiers résultats sur Google… Elles se permettent donc de sélectionner leurs clients, et de positionner leurs meilleurs éléments sur les projets à plus forts potentiels financiers. Pendant ce temps, des sociétés très compétitives, dynamiques et compétentes restent dans l’ombre sur le même territoire. Celles-ci utilisent tous les moyens à disposition pour tenter de sortir du lot : growth hacking, inscription dans des réseaux censés leur apporter des affaires, participation à des salons quand les moyens leur permettent, etc. Elles rêvent de la sollicitation qui développera leur notoriété. Comment cette situation peut-elle continuer à l’ère des plateformes ?

Dans le cadre de notre étude de marché, nous avons recensé plus de 11000 réseaux et dispositifs d’accompagnement publics et privés en France. Tous ne se valent pas et n’offrent pas les mêmes services. Certains dispositifs offrent un accompagnement de grande qualité, d’autres organisent simplement des apéros thématiques. Mais sont-ils connus des intéressés ? Non. Je le sais d’autant plus qu’un très faible taux de mes anciens collègues, homologues et interviewés connaît l’existence de ces dispositifs.

L’idée de Lion-up est donc de créer une plateforme en ligne qui donne à la fois de la visibilité aux offreurs de solutions de petite et moyenne taille, et à tous les dispositifs d’accompagnement publics et privés qui souhaitaient souscrire à la démarche. C’était là le début de l’aventure Lion-up… Je donnerai plus de détails sur l’évolution de Lion-up et son actuelle transformation dans une autre publication, et il vous est possible de trouver notre manifeste qui appuis nos déclarations de sources officielles sur lion-up.com.

Le cycle de vie du projet innovant

Lorsque l’on démarre sur une telle idée, on ne sait pas trop ce qui va nous tomber dessus. Avoir un besoin et une idée de solution n’est que le début de l’aventure car comme tout entrepreneur le dit, « le vrai défi se trouve dans l’exécution ». Et celle-ci est semée d’embuches.

Globalement, les questions qui se posent tout au long du projet portent sur quatre axes : l’équipe, la vision, la communication et l’exécution du projet. Comment savoir si on va dans le bon sens ? Si les compétences déployées sont les bonnes (au bon moment) ? S’il ne serait pas préférable de s’arrêter maintenant ? Si telle ou telle action serait la plus appropriée ? S’il n’est pas temps de pivoter ? Si la raison pour laquelle on a du mal à avancer est liée à une mauvaise communication ou à un problème plus profond ?

La logique des 5 cercles repose sur une question simple : « pourquoi ? ». Que cherche-t-on à faire ? Pour qui ? Comment ? Quelles sont les barrières à l’entrée ?… Le pourquoi induit de nombreuses questions. Pour un projet innovant, il est intéressant d’abord de chercher un marché ou un contexte sur lequel une population exprime un besoin et serait prête à payer pour une solution. La solution doit répondre à un certain nombre de critères fonctionnels et techniques, être réalisable, et apporter une valeur une fois déployée. Les retours d’expérience de la solution permettent ensuite de l’améliorer pour que la valeur apportée augmente, et que son coût diminue avec le temps. Nous sommes donc partis de quelque chose de très général pour arriver à quelque chose de concrètement produit avec toutes les contraintes liées. C’est cela que l’on retrouve dans les 5 cercles.

Malheureusement, ce n’est pas si simple. Cette logique ne peut pas être suivie à la lettre. Dans la réalité, certaines personnes débutent avec un produit et cherchent son marché. D’autres démarrent par chance avec une valeur ajoutée mais ne savent pas comment faire évoluer le produit pour qu’il devienne rentable. D’autres encore comme l’équipe de Lion-up, son parti des clients et on fait le lien avec une solution compatible avec les compétences techniques de l’équipe : nous avons recensé un besoin pendant nos enquêtes, j’avais des compétences en développement logiciel, nous avons misé sur la création d’une plateforme.

Cette démarche est suivie par des milliers de startups dans le monde et quand on se rapporte à la boussole, on a l’impression de jouer à saute moutons ! Aussi, j’avais des compétences en développement logiciel mais pas dans le développement Web. Les compétences en développement ont donc été un critère rassurant, mais il a fallu décider d’investir dans ma propre formation sur la base d’une solution qui n’existait pas. Comment décide-t-on de prendre ce risque ?

Dans notre cas, j’ai trouvé qu’il était opportun de me former sur des technologies Web et Cloud pour mieux comprendre leur évolution… ma motivation n’était pas en adéquation avec la raison d’être du projet. Oui… nous n’avons pas uniquement pris les décisions comme nous l’aurions dû, et cela a un coût : le temps et tout ce que cela implique. Un projet d’innovation n’est pas un projet technique, c’est un projet dont le but est d’apporter de la valeur à quelqu’un. La technique est soit à l’origine de l’initiative, soit une conséquence d’une décision prise avec comme idée centrale la valeur apportée au client ou aux cibles. Aujourd’hui, le choix de pocéder la compétence technique est devenu une force. Mais à quel prix ? Pour quels résultats ?

La cartographie sert à décrire le « pourquoi » et à s’y tenir

Comment s’assurer que les actions menées apportent de la valeur aux cibles ou aux clients ? Il faut matérialiser le « pourquoi ». Réussir à faire en sorte que chaque caractéristique de la solution qui est le résultat d’un travail soit reliée au besoin d’un client. Et attention, un client paie ! Et attention, il ne paie pas parce que vous vous entendez bien ! Sinon cela s’appelle de la solidarité ou de la love money.

Cette matérialisation du pourquoi, c’est la cartographie de la valeur ajoutée. L’idée de cette cartographie, c’est qu’un client va se servir de la solution dans un contexte donné pour faire quelque chose. Il va utiliser un verre de champagne pour servir un invité lors d’une soirée de mariage. Il va utiliser du béton pour assembler les parpaings de la maison qu’il construit. Il va utiliser l’application mobile de sa banque pour vérifier que ses prélèvements mensuels se sont réalisés correctement. Lorsque j’ai faim et que je décide de manger une poêlée de légumes, j’ai besoin d’une poêle. La poêle est la solution utilisée pour faire cuire les légumes, elle a ses propres caractéristiques, mais elle rentre dans un processus donné et son design doit être pensé dans ce contexte.

Etant grand fan de gaufres et de croques monsieur, j’ai eu le plaisir de recevoir un gaufrier comme cadeau d’anniversaire. Comme de nombreux outils aujourd’hui, il est focalisé sur l’expérience utilisateur, et plutôt que de me demander une température et un temps de cuisson, il me demande si je souhaite avoir des gaufres croustillantes ou moelleuses, foncées ou claires. Premièrement cela démontre que l’équipe ayant réfléchi à la conception du gaufrier a placé ses clients dans un processus d’utilisation, et cela démontre également qu’elle a pris en compte que tous les utilisateurs des gaufriers ne sont pas des experts de la gaufre.

Cependant, on sait bien que tous les utilisateurs de gaufriers n’ont pas les mêmes attentes, les mêmes budgets, et les mêmes personnalités. Il est donc important de comprendre les caractéristiques des clients qui ont choisi ce gaufrier.

Il y a donc un client, une solution, et un scénario qui les relie ensemble. Cependant, on vise rarement un seul client, et chaque personne est différente. Trouver les points communs des clients et/ou utilisateurs est un exercice qui permet de les rassembler tous ensemble derrière un modèle théorique, le persona, et de faire évoluer ce modèle en fonction des retours. Comme les décisions techniques sont ensuite prises sur la base de ce modèle, il est important qu’il soit le plus fiable possible.

Les premiers personas sont construits en étant physiquement proche du client ou de la cible. C’est la raison pour laquelle les projets débutent petits et avec un nombre de clients limités, de façon à mieux les comprendre, à gagner leur confiance, et à avoir des retours rapides. C’est autant valable pour le béton qui doit adhérer aux parpaings que pour les grandes plateformes telles que Airbnb et Uber. J’ai eu l’honneur de pouvoir interviewer des membres de l’équipe d’Uber qui m’ont expliqué leurs débuts où ils devaient non seulement accompagner les chauffeurs dans leurs véhicules pour comprendre l’utilisation et la valeur ajoutée réelles de leur application, mais où ils devaient aussi fournir les Smartphones et offrir des garanties de revenu aux chauffeurs. Concernant Airbnb, on connaît l’histoire des fondateurs qui ont commencé par partager leur propre appartement. Tesla Motors a commencé en construisant des voitures de luxe, ce qui a permis non seulement de tester les processus de production avant de les automatiser, mais aussi d’être très proche d’un petit nombre d’utilisateurs. Netflix a d’abord envoyé des DVD par voie postale. Le logiciel CATIA de Dassault Système a été créé avec ses propres clients au sein de Dassault Aviation avant de devenir une spin-off. Google a d’abord été financé par la CIA pour des problématiques qui lui étaient propres avant de devenir un outil grand public… les exemples sont très nombreux. Avant d’installer des capteurs à tous les niveaux et de les traiter grâce au bigdata et au deeplearning, il faut déjà comprendre ce que l’on veut mesurer et construire, pourquoi on veut le construire, et pour qui on le construit !

Pour Lion-up, nous avons identifié 5 personas principaux. C’est quand nous avons fait cet exercice que nous nous sommes rendu compte que nous développions certaines fonctionnalités qui n’apportaient aucune valeur aux utilisateurs censés payer le service. Ne pas identifier les personas peut porter un coup fatal à un projet innovant. Il faut également faire bien attention à différencier la personne qui utilise la solution et celle qui en tire un bénéfice. C’est souvent le cas dans les entreprises. L’utilisateur attend une performance technique et une expérience agréable, tandis que le client attend un retour sur son investissement supérieur à s’il avait investi ailleurs.

Cet exercice de proximité avec les clients et/ou utilisateurs doit servir à deux choses : valider le concept, et trouver les points communs des clients. Je me souviens de mon coach de la Y Startup School qui nous rappelait régulièrement qu’il valait toujours mieux valider le concept sans logiciel avant d’investir dans le développement : « First, build things that don’t scale ! ». C’est incompréhensible quand on n’a aucune expérience dans le Product Management ou dans l’entrepreneuriat. Si je fais une plateforme en ligne, comment voulez-vous que je valide le concept sans le logiciel ?

Pour Lion-up, cela n’a été évident tout de suite. Jusqu’au jour où nous nous sommes rendu compte qu’effectivement, il existait des structures qui faisaient une partie de ce que notre logiciel ferait, mais à la main… et avec du papier ! La solution a donc été de trouver une société qui faisait manuellement ce que nous souhaitions réaliser avec une plateforme. Dans notre recherche, certaines sociétés se sont senties en concurrence, ce qui est naturel. La société que nous avons trouvée voit dans Lion-up l’opportunité de délivrer un service de plus grande valeur ajoutée à ses membres, et d’utiliser ses ressources humaines pour délivrer un accompagnement humain, bienveillant et expert non exploité avant la mise à disposition de Lion-up. Nous nous sommes également entendu sur les valeurs que nous défendons, et nous mettrons la plateforme à disposition de toutes les structures qui souhaiteront l’utiliser pour un tarif abordable.

Revenons à notre cartographie. Il est possible que la solution intègre une certaine complexité qui rassemble différents cœurs de métiers. C’est pourquoi on décompose les caractéristiques du produit en « modules » et « composants ».  Les modules sont fonctionnels et les composants sont techniques. Par exemple, avec le verre de champagne, il y a le module de maintien et le module conteneur. Le module de maintient est doté d’un cylindre que saisi l’utilisateur et d’un pied pour poser le verre. Le conteneur comprend la partie du verre qui permet de recevoir le liquide.

Parfois, le même composant sert deux modules différents. C’est le cas dans les solutions complexes comme les logiciels informatiques.

Cette approche est très adaptée à l’agilité puisque les modules peuvent permettre de réaliser des validations fonctionnelles, les composants peuvent permettre de faire des validations techniques, et le tout peut permettre de définir un MVP : une solution avec le minimum de caractéristiques qui apportent déjà de la valeur et sur lesquelles le client est intéressé d’investir. Cette façon de faire permet ensuite de structurer chaque évolution.

Graphiquement, la cartographie se construit de droite à gauche : du client vers les fonctionnalités. Les équipes qui réalisent les « composants », lorsqu’elles vont vouloir faire des arbitrages et prendre des décisions, le ferons en cherchant l’origine de chaque composant en lisant de gauche à droite. Elles pourront ainsi remonter jusqu’aux groupes de clients et éventuellement les sonder. (« pourquoi je dois développer cette fonctionnalité ? Ah ok, parce que ça lui apporte ça… »). Il est très important pour les équipes techniques de connaître le sens de ce qu’elles font car les décisions techniques sont constantes et les spécifications ne sont jamais assez complètes. C’est un point de grosse frustration pour les développeurs informatique par exemple. Il y a toujours de nouvelles questions qui émergent pendant un projet, et des arbitrages à réaliser.

Comment alors construire cette cartographie ?

Les 5 cercles Lion-up pour créer la cartographie, s’orienter et gérer le projet

La méthodologie des 5 cercles Lion-up est une méthodologie itérative dont le but est d’abord de donner du sens au projet en menant les travaux d’études de marché et de construction de la cartographie, et ensuite de réaliser la solution, de la délivrer, de recueillir les retours, et de l’améliorer. D’abord on construit le plan de la maison avec les architectes, puis ensuite on la construit. Si la maison contient des modules qui n’ont jamais été développés ou testés ailleurs, on les isole et on les teste avant de les intégrer. Si un revenu doit être généré pour atteindre l’objectif final, on commence avec les parties de la maison qui ont assez de valeur pour le générer.

La cartographie de la valeur ajoutée se construit au fur et à mesure que l’on avance dans les itérations. Sa construction dès l’origine du projet permet de mettre en avant les « trous dans la raquette » ; ce qu’il manque pour faire le lien entre les cibles ou clients, et la solution. L’avantage avec une méthodologie itérative comme les 5 cercles, c’est qu’une fois que l’on se positionne, on sait prioriser les étapes.

Comment donc lire les 5 cercles ? D’abord, il faut vous positionner en fonction de ce que vous avez dans votre projet. Si vous avez déjà une solution technique réalisée, vous êtes dans l’étape produit. Si votre produit est utilisé et que vous envisagez des améliorations, vous êtes dans la valeur. Si vous avez fait face à la déclaration récurrente d’un besoin par des personnes, vous êtes dans le client. Si vous n’avez ni produit ni client mais juste une idée, vous êtes dans la spécification. Si vous avez une vision chiffrée d’un secteur d’activité et la culture d’un secteur d’activité sur lequel il pourrait être intéressant de se positionner, vous êtes à l’étape marché.

Une fois que vous avez réussi à vous positionner, regardez les étapes qui précèdent celle où vous vous trouvez. Si vous n’avez passé aucune de ces étapes au préalable, votre projet n’a pas de sens… du moins pour le moment. Il vous faudra revenir sur les étapes précédentes pour augmenter les chances de votre projet d’être viable.

Par exemple, pour Lion-up, nous avons commencé avec les besoins de personnes à l’étape Client, et nous avons tout de suite commencé à réfléchir aux caractéristiques d’une solution en passant à l’étape de Spécification.

Nous avons ensuite mené une étude de marché avec les solutions au centre de nos recherches. Vous voyez où nous nous sommes trompés au début de notre aventure ? L’étude de marché est reliée aux clients, pas aux solutions. Nous n’aurions pas dû rechercher la liste des plateformes existantes sur le marché, mais la liste des solutions utilisées par les clients pour combler leurs besoins. Ça a l’air d’être la même chose, mais cela change énormément la suite du projet. Plutôt que d’avancer, nous aurions dû reculer d’un cercle. Ce que nous avons fait plusieurs mois plus tard…

Il est important de vérifier que les premiers cercles aient été parcouru pour avancer. Mais peut-on vraiment considérer qu’être passé par les premiers cercles garantisse la cohérence de la suite du projet ? Non ! C’est pour cette raison que nous parlons d’itérations, et que nous considérions les 5 cercles comme une boussole. N’oubliez pas la carte ! N’oubliez pas de revenir en arrière lorsqu’un doute ou un non-sens apparaît dans le projet ! Les allers-retours itératifs génèrent de l’information extrêmement utile qui fait monter l’équipe du projet en compétences et en compréhension de l’essence même du projet.

Mais observez bien : plus vous avancez dans le projet, et plus il y a de travail. Plus vous avancez, plus vous avez d’information à gérer. Plus vous avancez, plus vous devez documenter pour garantir la pérennité du projet. Ne pas avancer seul sur des projets innovants complexes est une question de survie.

Quelles sont les étapes de la méthodologie des 5 cercles ?

La méthodologie des 5 cercles combine des méthodologies ou des concepts existants qui ont fait leurs preuves. Il s’agit de méthodes de positionnement marché, du Design Thinking, du Lean Startup, de la méthode Agile Scrum et de DevOps. Ces méthodes se recoupent et fonctionnent déjà avec des itérations, ce qui permet de garder une certaine liberté sur la définition de chaque cercle. Plus on va vers la droite dans les cercles, et plus il est question de réalisation, de déploiement de solution, d’utilisation et d’amélioration.

La méthodologie des 5 cercles est le résultat d’une expérience de terrain, de retours d’autres entrepreneurs et innovateurs, et d’une recherche bibliographique. Les ouvrages listés ci-dessous ont été d’une grande aide et d’une grande inspiration.

  • Value Stream Mapping, de Karen Martin et Mike Osterling, décrit une méthode pour représenter la chaine de valeur d’une entreprise.
  • New Thinking, de Dagogo Altraide, décrit l’évolution des technologies de l’information avec ce qui relie chacune d’entre elles. C’est utile lorsqu’on essaie d’imaginer ce qu’est un MVP et la façon dont il peut évoluer.
  • The Toyota Way de Jeffrey K. Liker pose les principes du Lean Manufacturing qui transforme aujourd’hui nos industries.
  • Scrum, The Art of Doing Twice the Work in Half the Time, de Jeff Sutherland, donne les principes de base des méthodes agiles souvent évoquées aujourd’hui.
  • The DevOps Handbook, de Gene Kim, Jez Humble, Patrick Debois et John Willis, est un ouvrage extrêmement complet qui explique concrètement comment mettre en place un processus de qualité et l’améliorer. C’est l’agilité décrite dans toute sa complexité avec à chaque fois des solutions techniques pour réussi à la déployer. Je conseille de le lire après Toyota Way et Scrum pour démarrer avec une culture sur la philosophie de base.
  • Votre empire dans votre sac à dos, de Stan Leloup, et Start with Why de Simon Sinek, racontent comment trouver le sens d’un projet ou d’une entreprise, et donnent de l’information sur les leviers d’influence qui peuvent être activés. Influence et manipulation de Robert Cialdini peut être complémentaire.
  • Business Model nouvelle génération, de Alexander Osterwalder et Yves Pigneur, est une méthode qui permet de tenir compte des différentes dimensions d’un projet. Il est destiné aux entrepreneurs mais peut en réalité être très utile dans un service R&D ou Innovation.
  • Product Roadmaps relaunched de C. Todd Lombardo, Bruce McCarthy, Evan Ryan et Michael Connors, donne du liant et des outils de représentation aux notions accumulées dans les lectures précédentes. Ce livre se suffit à lui-même, mais il est très intéressant dans le sens où il permet d’organiser l’ama des concepts assimilés dans une démarche terrain.
  • PMBOK Guide, sixth edition du Project Management Institute est un ouvrage très dense qui rassemble les meilleures pratiques de management de projet pour les entreprises qui n’auraient pas encore vraiment intégré l’agilité. Cependant, il permet de vraiment structurer les projets et d’avoir une case pour chaque chose à traiter tout au long du cycle de vie d’un projet.
  • First, break all the rules de Marcus Buckingham et Curt Coffman, met en avant l’importance d’être proche du client avec des exemples concrets.
  • Positionning, de Al Ries et Jack Trout, exprime toute la complexité du message délivré à l’extérieur d’un projet. Un message qui se frotte à une concurrence en croissance exponentielle d’information.

Cet article était une première introduction à la méthodologie des 5 cercles et nous ne sommes pas rentrés dans le détail. Si en savoir plus vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact et je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.

La place de la robotique dans l’industrie 4.0

Shy Robotics a suivi la conférence en ligne organisée par le Grand Est le 7 mai 2020. Elle était très complète et intéressante et nous vous invitons à la régarder également. (début de la présentation à 12 minutes)