Passionné par la robotique depuis toujours, le Docteur David Franklin Hanson a rapidement ciblé l’animation et l’intelligence artificielle. C’est ce qui ressort de son parcours et des conférences AAAI (Association for the Advancement of Artificial Intelligence) de 2002 à Edmonton (Canada) et AAAS (American Association for the Advancement of Science) de 2003 où il présentait ses premiers robots. Il a même été consultant chez Walt Disney Imagineering, ce qui lui a permis de mieux comprendre comment un mouvement pouvait être perçu comme humain ou non.

Après avoir créé Hanson Robotics en 2003, c’est en 2005 qu’il présente son robot Albert Einstein. La société coréenne KAIST en avait fait le corps et Hanson s’était occupé de la tête pour qu’elle ressemble le plus possible à une tête d’humain. Pour cela, il avait créé une patte élastique qu’il avait choisi de nommer Frubber.

Après cela, la société n’a cessé de poursuivre l’évolution de ses robots pour les vendre entre 8 500$ et 14 500$ aux universités et passionnés.

Voici un autre Zeno un peu différent de la version présentée.

Ci-dessous, Philip K. Dick en version robotisée. Philip Kindred Dick, dit Le Maître, est un auteur américain de romans, de nouvelles et d’essais de science-fiction.

La vidéo suivante montre l’un des premiers robots de la société, Jules. Sa vidéo ne cesse de circuler sur la toile depuis sept ans.

Le coût de développement de ces robots les rend inaccessibles pour beaucoup de monde, et c’est de cette remarque que l’idée du petit Zeno a germée. Certe, le robot est beaucoup moins expressif que ses frères, mais il reste convaincant et son côté low cost va lui attirer de nouveaux clients.
Le haut de gamme de Zeno intègre des servos RX-28 et RX-64, un IMU (Inertial measurement unit), et des capteurs de température, pression, etc.

La partie qui démarque le plus Zeno des autres robots reste tout de même la peau synthétique de sa tête faite en Frubber. C’est un polymère dit biomimétique qui se contracte et se plie comme de la vraie peau.

Les robots de la gamme RoboKind peuvent désormais simuler l’action de plus de 32 muscles faciaux, ce qui permet toutes les expressions décrites par le système FACS (Facial action coding system) développé par Paul Ekman et Wallace Friesen en 1978. Ce fameux système n’est rien d’autre qu’une méthode de description des mouvements du visage devenue l’outil de référence dans les études de l’expression faciale.

Ces mêmes robots ont des yeux indépendants qui contiennent chacun une caméra. La stéréovision connue chez l’humain peut ainsi être exploitée.

Tout ce travail mérite d’être admiré et suivi. Cependant, le rapprochement avec l’humain effraie les occidentaux comme nous le rappelons souvent dans nos articles. L’un d’eux vous explique avec plus de précisions ce qu’est la vallée dérangeante (Uncanny Valley effect ici). Vous pourrez aussi revenir sur la conception des géminoïdes qui sont des robots humanoïdes dont l’apparence doit se rapprocher au plus près de celle de leurs concepteurs (ici).

Le test mis en place par Alan Turing risque d’être mis à rude épreuve au cours des prochaines années ! A suivre…

Sources : Wikipédia
RoboKind
Hanson Robotics

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